Pharmacologie et intraveineuse

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Pharmacologie et intraveineuse

Message par Samantha_Telfair le Jeu 31 Mar - 19:20







LOS SANTOS FIRE DEPARTMENT
Emergency Medical Training Intermediate

1. PHARMACOLOGIE
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1.1 Intraveineuse et pharmacologie

1.1.1 Intraveineuse

L'intraveineuse est l'injection de produits dans le sang de la victime dans le but d'améliorer sa condition médicale, elle doit être utilisée avec précautions pour être efficace.

Comment faire une intraveineuse :
- Prenez un des bras de la victime, préférez le valide sans blessures.
- Désinfecter la zone par dessus une veine du bras.
- Prenez le cathéter du kit d'intraveineuse et implantez le dans une des veines a l'aide de l'aiguille. Notez que le cathéter est réutilisable pour de futurs injections.
- Prenez votre seringue et/ou sac de produit pour la déposer dans le cathéter.
- Pousser le piston, injectez le produit et jeter la seringue dans la poubelle jaune du kit.
- Mettez un pansement par dessus le cathéter.

NB : Pour la voie oral, référez vous aux notices des médicaments.

1.1.2 Pharmacologie

Vos seringues ou doses de produits sont pré-remplies pour être efficaces.

Liste des produits :

- Atropine, IV, augmente le pouls, la respiration et la pression sanguine.
Au niveau périphérique, elle induit aux doses faibles (0,2–0,3 mg) une bradycardie puis aux doses élevées (0,5–0,75 mg et au-delà) surtout des effets parasympatholytiques. Ainsi, à dose thérapeutique (0,5–0,75 mg et au-delà), elle provoque une accélération cardiaque, une diminution des sécrétions (sueur et salive), un relâchement des muscles lisses et une mydriase (dilatation de la pupille) prononcée (assuré par le système sympathique).

- Adrénaline, IV, augmente le pouls et la respiration, mais inefficace sur victime consciente.
L’adrénaline en injection est le médicament de choix pour le traitement des arrêts cardio-circulatoires, essentiellement en cas d’asystolie (défaillance du muscle cardiaque sans troubles du rythme). Elle est également utilisée dans les chocs anaphylactiques (d’origine allergique), et en réanimation, lors de certains états de choc graves. Son maniement reste délicat, car un surdosage peut entraîner tachycardie et troubles du rythme cardiaque qui peuvent aggraver l’état du patient. Dans les chocs septiques, elle n'est pas plus efficace qu'une combinaison de dobutamine et de noradrénaline6 ou que la noradrénaline utilisée seule, avec cependant plus d'effets secondaires avec l'adrénaline.

- Charbon actif, utilisable par voie orale ou IV, utiliser pour la lutte contre les poisons.
Utilisé en tant que chélateur dans un grand nombre d'intoxications, toutefois les indications ont été très restreintes, principalement en raison des délais de prise en charge : le charbon activé cesse d'être utile au-delà de 3-4 heures après l'intoxication;

- Aspirine, utilisable pour les douleurs faibles par voie orale.
L'aspirine fait baisser la fièvre (antipyrétique), en réduisant la production de prostaglandines dans l'hypothalamus, thermostat de la température corporelle. Elle réduit la douleur (analgésique) en bloquant la production des hormones responsables des messages transmis aux récepteurs de la douleur dans le cerveau, d'où son efficacité sur les migraines et les douleurs d'origines diverses. L'aspirine agit sur les plaquettes sanguines, en inhibant la cyclo-oxygénase, une enzyme ayant un rôle important dans l'agrégation des plaquettes, et ce, de manière permanente, c'est-à-dire durant toute la durée de vie de la plaquette (entre 7 et 15 jours). Il favorise par ce biais la circulation et peut servir pour prévenir les infarctus (du myocarde ou d'autres organes), en évitant la formation de caillots (thrombose).

- Morphine, IV, utilisable sur recommandation de deux paramédics, place la victime en état de comas.
Le mode d'action exact des opiacés reste inconnu. On considère que la morphine agit sur le système nerveux central (système limbique et hypothalamus) par saturation des récepteurs aux opiacés (nommés récepteurs Mu, une classe de récepteurs couplés aux protéines G), impliqués dans le phénomène de perception de la douleur. L'action de la morphine sur les récepteurs opiacés dans le reste du corps est à l'origine des effets secondaires : constipation, dépression respiratoire, etc.

- Lidocaïne, IV, calmant musculaire diminuant le pouls et la pression sanguine. Utilisable en cas de pouls trop élevé et/ou de stress important de la victime.
Molécule ancienne (développée par Nils Löfgren en 1943 et commercialisée dès 1948), la lidocaïne (d'abord appelée « lignocaïne ») est le chef de file des anesthésiques locaux de type amino-amide. Elle doit son nom au fait qu'elle rendait les membres insensibles comme du bois, ce qui explique, en fonction des origines grecques ou latines, les noms de « xylo-caïne » et de « ligno-caïne ». La lidocaïne agit en inhibant la conduction nerveuse via le blocage du canal sodique, ce qui explique à la fois ses effets bénéfiques (anesthésie) et ses effets indésirables potentiels en cas de passage intravasculaire accidentel (toxicité neurologique et cardiaque).

- Nitroglycérine, IV, contracte les veines et artères pour diminuer le pouls (la charge de travail du cœur) mais augmente la pression sanguine. Utilisable pour les pouls trop haut tout en gardant une alimentation en sang forte.
Le principal effet est la vasodilatation, c'est-à-dire l'élargissement des vaisseaux sanguins, ce qui permet d'augmenter le débit des coronaires et de diminuer la pression artérielle. La nitroglycérine est transformée par le corps en oxyde nitrique par le biais d'une enzyme, l'aldéhyde déshydrogénase mitochondriale (ALDH), qui la dégrade dans les mitochondries. L'oxyde nitrique produit alors l'effet vasodilatateur. L'effet de l'ALDH fut découvert récemment (2002) par Jonathan Stamler et Zohiqiang Chen, de l'université Duke, à Durham, en Caroline du Nord. Il produit aussi de violentes migraines. Il est à noter qu'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite qui souffrait d'une cardiopathie, aurait pu être soigné aujourd'hui avec ce produit qu'il employait pour un tout autre usage.

- Lactated Rigger Solution (LRS), IV, remplace temporairement le sang en apportant des nutriments aux muscles, il prend la forme d'un sac a attacher en hauteur contrairement aux seringues.


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Samantha_Telfair

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